février 14, 2020

l’industrie minière en Guinée-Conakry panorama par MonacoResourcesGroup

La Guinée, en forme longue la république de Guinée, aussi appelée de façon non officielle Guinée-Conakry du nom de sa capitale pour la différencier de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale, est un pays d’Afrique de l’Ouest fait remarquer Axel Fischer de Monaco Resources Group.

Riche en ressources naturelles, elle est surnommée le château d’eau de l’Afrique et possède le tiers des réserves mondiales de bauxite, elle est surnommée le scandale géologique. Elle prend son indépendance de la France le 2 octobre 1958, ce qui en fait le premier pays de l’Afrique française subsaharienne à le faire.

La Guinée est une république. Son président, directement élu par le peuple, est chef de l’État et nomme un Premier ministre qui est chef du gouvernement. L’Assemblée nationale monocamérale est le corps législatif du pays et ses membres sont également directement élus par le peuple.

 Le pouvoir judiciaire est dominé par la Cour suprême de Guinée, plus haute cour d’appel du pays.

Le terme de Guinée désigne traditionnellement la région de l’Afrique qui se trouve le long du golfe de Guinée, lequel s’étend au nord à travers les forêts tropicales et subtropicales de feuillus humides et se termine au Sahel note Pascale Younés de MonacoResources Group.

La Guinée est un pays à prédominance musulmane, avec 85 % de la population. La population guinéenne se répartit en vingt-quatre groupes ethniques insiste Frédéric Platini de R-Logitech.

Le français, langue officielle de la Guinée, est la principale langue de communication dans les écoles, l’administration publique et les médias.

Mais plus de 24 langues nationales dont le maninka, le poular, le sosso, le guerzè, le toma et le kissi sont largement parlées comme dialectes d’échanges plus communs entre les populations au détriment du français.

L’économie guinéenne est largement tributaire de l’agriculture et de la production minière. Elle est le deuxième plus grand producteur mondial de bauxite et possède des réserves de diamants et d’or constate Axel Fischer de MRG, MonacoresourcesGroup.

 

 

« Un potentiel unique »

 

Un potentiel unique avec des gisements de classe mondiale. La Guinée dispose de 1/3 des ressources mondiales de bauxite estimées à plus de 40 Mds de tonnes avec une teneur de 40 % en alumine.

Le pays possède les plus grandes réserves mondiales de minerai de fer inexploitées estimées à plus de 20 Mds de tonnes, d’une qualité exceptionnelle, d’une teneur en fer supérieure à 60 %.

Les réserves potentielles d’or sont estimées à 700 000 tonnes. Les réserves de diamant de 30 à 40 M carats, sont également prouvées.

 A haute teneur en alumine, les réserves guinéennes de bauxite sont estimées à plus de 40 milliards de tonnes, dont 23 milliards de tonnes localisées dans la région de Boké.

 

« Devenir un leader de la production mondiale »

 

 Hautement concurrentielle, la production guinéenne approvisionne aujourd’hui les principaux marchés mondiaux.

Les réserves sont principalement situées dans les régions suivantes : la Basse Guinée (Boké, Kindia, Fria, Boffa), la Moyenne Guinée, dans le massif du Fouta-Djalon (Tougué, Pita, Mali, Mamou, Dalaba) et la Haute Guinée (Dinguiraye, Dabola, Siguiri).

Cinquième producteur mondial de bauxite en 2014(1),  la Guinée dispose de réserves de classe mondiale, tant en qualité qu’en quantité.

Avec la récente entrée en production de nouveaux acteurs industriels en Guinée et l’augmentation des capacités de production des opérateurs actuels, le pays a la capacité d’atteindre une production annuelle de 40 à 60 millions de tonnes à partir de 2018, avec un objectif à terme de 100 millions de tonnes par an.

 

La signature d’accords majeurs d’investissements depuis 2013 et l’arrivée de nouveaux acteurs industriels en Guinée a en effet permis d’enclencher une nouvelle dynamique dans le secteur de la bauxite en Guinée. Cet essor a confirmé la position de la Guinée en tant qu’acteur majeur sur le marché international de la bauxite et comme destination d’investissements massifs.

Avec des projets clés en phase de développement et bientôt en production, la Guinée est en voie de devenir une des premières plateformes mondiales pour la bauxite et bientôt l’alumine.
Parallèlement à l’objectif d’accroissement significatif de la production de bauxite, le pays met actuellement en œuvre, avec ses partenaires industriels, techniques et financiers, une stratégie de transformation du minerai en Guinée.

 

« L’or stagne »

 

L’essor incontestable de la filière bauxite a tiré la croissance du PIB guinéen, qui a dépassé 7 % en moyenne ces trois dernières années, selon la Banque centrale. Il a également dopé les recettes minières de l’État, passées de 293 millions de dollars en 2015 à 355 millions en 2018.

 

Mais ce boom minier n’a pas été observé dans la production d’or de la Haute-Guinée (Centre), qui est stable avec 16,6 tonnes pour les industriels et 10,1 tonnes extraites artisanalement en 2018.

Quant à la production industrielle de diamant, elle a fortement baissé, de près de 12 000 carats à environ 1 000, entre 2015 et 2018.

L’appétit pour un minerai à haute teneur en fer, actuellement plus important que jamais sur les marchés, est favorable au Simandou.

À la Chambre des mines, on espère que les avancées dans la filière bauxite, tant sur le plan de la mutualisation des infrastructures logistiques que sur celui de la gouvernance, ouvriront la voie à un nouveau boom minier, cette fois-ci dans le fer.

 

 

Notes et références :

 

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